

Les tensions actuelles sur le carburant créent un sujet immédiat de trésorerie pour de nombreuses PME et peuvent affecter rapidement l’ensemble des chaînes d’approvisionnement.
La CPME est naturellement attentive à ce choc économique externe qui peut encore prendre de l’ampleur.
Nous sommes preneurs de toute remontée chiffrée ou de tout élément objectif provenant de vos relations directes ou indirectes, afin d’en assurer la remontée au national si la situation devait durer et appeler une prise de position coordonnée.
FNTR
Flambée des prix des carburants : les entreprises du transport routier appellent à une mobilisation économique collective
Ahuy, le 11 mars 2026
Face à la forte hausse des prix des carburants observée depuis plusieurs jours, en lien avec les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la FNTR Bourgogne souhaite alerter l’ensemble des organisations patronales et des acteurs économiques sur les conséquences immédiates pour les entreprises de transport routier.
Si les mécanismes d’indexation carburant permettent, en théorie, d’intégrer ces hausses dans les prix du transport, ces dispositifs fonctionnent avec un décalage temporel incompressible. Les augmentations actuelles ne seront ainsi prises en compte dans les indices de référence qu’à compter du 1er avril, laissant les entreprises absorber seules, pendant plusieurs semaines, un choc de trésorerie particulièrement brutal.
« Cette situation crée un effet de ciseau très difficile à supporter pour les entreprises de transport. La hausse est immédiate, mais sa répercussion économique est différée. Dans un contexte où beaucoup d’entreprises sont déjà fragilisées, cela peut rapidement devenir critique », souligne Sylvain Baudry, Président de la FNTR Bourgogne.
Les premières estimations réalisées par certaines entreprises font apparaître des impacts financiers très significatifs. À titre d’exemple, une entreprise régionale de transport projette un surcoût de près de 280 000 euros pour le seul mois de mars.
Une problématique qui concerne l’ensemble de l’économie ; Le transport routier constitue l’infrastructure invisible mais indispensable de l’économie française. Chaque jour, il assure l’acheminement des matières premières, des produits industriels, des denrées alimentaires et des marchandises indispensables à l’activité des entreprises.
La fragilisation des entreprises de transport entraînerait donc des répercussions directes sur l’ensemble des filières économiques. « Le transport n’est pas un secteur isolé. Il est au cœur de toutes les chaînes d’approvisionnement. Les tensions que nous subissons aujourd’hui peuvent rapidement se répercuter sur l’ensemble de l’économie », rappelle Sylvain Baudry.
Favoriser des solutions pragmatiques entre partenaires économiques
Dans ce contexte, la FNTR appelle à une mobilisation collective des acteurs économiques afin de limiter les tensions de trésorerie que subissent les entreprises de transport.
Plusieurs pistes peuvent être activées rapidement :
Ces mesures pragmatiques permettraient d’éviter que la volatilité actuelle des marchés énergétiques ne se traduise par des difficultés économiques pour les entreprises du transport.
Un dialogue nécessaire avec les pouvoirs publics
Au niveau national, la FNTR est mobilisée quotidiennement auprès des pouvoirs publics afin de suivre l’évolution de la situation et d’alerter sur les conséquences pour la profession.
Plusieurs pistes sont également évoquées pour atténuer l’impact des fluctuations exceptionnelles du prix de l’énergie, notamment l’étude de mécanismes d’amortissement fiscal ou réglementaire, comme cela a pu être envisagé par le passé.
« Nous avons besoin d’une prise de conscience collective. Le transport routier est un pilier du fonctionnement de notre économie. Préserver sa solidité, c’est préserver la continuité de l’activité de toutes les entreprises », conclut Sylvain Baudry.