Flambée des prix de l’électricité et gaz : la Confédération des entreprises craint beaucoup de dépôts de bilan

La CPME propose l’instauration d’un « service minimum de l’énergie »
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La crise énergétique met en péril « 150 000 entreprises », avertit la CPME.

Des milliers d’entreprises pourraient mettre « assez rapidement » la clé sous la porte, si des solutions ne sont pas trouvées à la flambée des prix de l’énergie.

« En pleine crise énergétique, alarme la représentante des TPE/PME de Saône & Loire Clarisse MAILLET, avec cette augmentation des prix de l’énergie, c’est un tsunami qui est en train de se profiler. 150.000 entreprises sont en danger de mort.

Des entreprises vont rapidement mettre la clé sous la porte, dépassées par des frais en hausse constante. Encore la semaine dernière, c’est une industrie artisanale qui nous a alerté après avoir reçu un courrier de son fournisseur, + 630%, écris noir sur blanc … ! Ce n’est pas gérable … Même si on va tout faire pour essayer d’éviter des faillites, explique Clarisse MAILLET, le problème est systémique, et non pas conjoncturel ».

« Notre Président Emmanuel Macron nous a demandé à ne pas signer de nouveaux contrats d’énergie au vu des tarifs proposés, c’est loin de la réalité et cest un peu facile à dire, se désole-t-elle, mais lorsque vous avez besoin d’électricité pour fonctionner, attendre cela veut dire s’exposer à un risque de coupure, avec tous les risques que cela engendre. Il faut que Bruxelles réagisse et que les entreprises obtiennent un plafonnement du prix de l’électricité et du gaz. Sinon, on ne s’en sortira pas ».

« Cette crise de l’énergie risque de changer la physionomie de l’industrie en France à l’heure où on parle beaucoup d’efforts pour essayer de réindustrialiser notre pays.

Si des solutions ne sont pas prochainement trouvées, s’inquiète la présidente de la Cpme71, un retour en arrière est à craindre pour l’économie française ».