

08 juillet 2025
La CPME appelle à une réforme urgente de l’assurance maladie.
Le déficit de la Sécurité sociale a atteint 18,2 milliards d’euros en 2024, tiré à plus de 80 % par les dépenses de l’assurance maladie. Et les projections pour 2025 sont encore plus alarmantes : 24 milliards d’euros si aucune réforme n’est engagée.
« Notre modèle social est à bout de souffle, rappelle Clarisse MAILLET présidente de la CPME de Saône-et-Loire, il ne s’agit pas de le remettre en cause, mais bien de le sauver. Et pour cela, nous devons en finir avec les dérives de dépenses et refuser tout nouvel alourdissement de taxes ou d’impôts dans un pays déjà champion mondial des prélèvements.
De nombreuses solutions existent, documentées dans les rapports du Parlement, de la Cour des comptes, de l’IGAS, de l’Institut Montaigne, ou de l’IFRAP. Il faut désormais les appliquer. »
« Elles s’articulent autour de trois priorités claires, énonce la représentante des TPE/PME du département, au risque de faire grincer quelques dents :
L’augmentation spectaculaire des arrêts maladie – notamment chez les moins de 30 ans – désorganise nos entreprises et pèse lourdement sur les comptes publics. Il est urgent d’agir pour stopper un phénomène devenu structurel :
Le système d’assurance maladie ne peut plus être perçu comme un simple droit de tirage sans contrepartie. Il est temps de responsabiliser les usages, tout en préservant la solidarité :
Il est possible de faire mieux, sans rogner sur la qualité des soins, en modernisant nos pratiques et en rationalisant la gestion :
Ces mesures pourraient générer plusieurs milliards d’euros d’économies, sans sacrifier la qualité des soins. »
« Le statut qui n’est plus une option, alerte la Présidente. Pour sauvegarder notre modèle social, il faut agir maintenant. En ciblant les abus, en modernisant les pratiques, et en refusant toute solution de facilité qui consisterait à taxer encore davantage nos entreprises ou les salariés.
Nous appelons à une mobilisation collective et responsable. Préserver notre système de santé, c’est aussi lui redonner du sens. »