Non à la pénalisation financière des entreprises employant des salariés dont les enfants ne peuvent aller à l’école

Déconfinement : l’enquête CPME auprès de 3000 entreprises fait clairement apparaitre les difficultés de la reprise d’activité
mai 29, 2020
Lettre de l’Observatoire Départemental du Dialogue Social
mai 29, 2020

29 mai 2020

A partir du 1er juin 2020, le gouvernement ne prendra plus en charge que 85% du chômage partiel. Dans le même temps, les parents dans l’incapacité de scolariser leur enfant pourront continuer à bénéficier du chômage partiel.

« Cela signifie donc, précise le président de la CPME71 Thierry Buatois, qu’à compter de cette date, l’entreprise devra désormais prendre en charge financièrement une partie du salaire de certains collaborateurs sans avoir aucun droit de regard ni être en rien responsable d’une mise en activité partielle résultant directement d’une décision gouvernementale destinée à pallier les difficultés de certaines écoles.

Ce dispositif est incohérent et anormal, s’inquiète-t-il. »

« Au-delà des difficultés d’organisation que cela continuera de poser aux artisans, TPE et PME, s’indigne le président Buatois, il est en effet incompréhensible de pénaliser financièrement les entreprises qui peinent déjà à s’en sortir dans un contexte de reprise difficile. »

La CPME réclame une prise en charge à 100% par l’État du salaire des parents placés au chômage partiel du fait de l’incapacité de l’école à accueillir leur enfant.