La création d’une « avance de trésorerie remboursable » est un soulagement

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Malgré quelques difficultés inhérentes au nombre de dossiers à traiter en un temps record, et parfois la lourdeur administrative de certains réseaux bancaires, la mise en place du prêt garanti par l’État (PGE) s’effectue dans des conditions plutôt satisfaisantes. Cependant, certaines entreprises, notamment celles qui sont mal notées, se voient refuser l’accès aux emprunts bancaires. » 

La création d’une « avance remboursable » annoncée ce matin par le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, à l’intention des PME non éligibles au PGE et qui ne trouvent pas de trésorerie pour redémarrer est donc sur le principe une bonne nouvelle. Son remboursement devra toutefois être étalé dans le temps.
 
« En parallèle, précise le président de la Cpme71 Thierry Buatois, il est impératif d’accélérer l’ouverture effective du PGE aux entreprises en redressement judiciaire, tout comme préciser les paramètres de cette « nouvelle aide », avant de se réjouir complètement; nous avons déjà eu des surprises désagréables face aux 1ères annonces financières, en proie aux textes européens.

Par ailleurs, estime-t-il, il est nécessaire de donner la possibilité aux entreprises ayant eu recours au PGE de passer le différé de remboursement à 24 mois et de permettre un amortissement sur 10 ans. En outre, il serait utile, par souci de transparence et de maîtrise des coûts, de connaître lors de la signature du prêt, le taux d’intérêt applicable dans le futur. »