Fronde des commerçants : la CPME rencontre le Premier ministre, sortir par la haut pas par le bas

Infos Partenaire
octobre 30, 2020
Confinement : les commerçants refusent d’être sacrifiés !
novembre 3, 2020

02 novembre 2020

Le président de la CPME a rencontré ce matin le Premier ministre Jean Castex en présence de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances .

Il s’est, à nouveau, fait le porte-parole des commerçants pour lui faire part du caractère incompréhensible de la fermeture administrative des commerces considérés comme « non-essentiels » alors que, dans le même temps, la grande distribution conserve la possibilité de vendre ces mêmes produits.

« Cette décision, reprécise Sébastien MIGNOT, en charge du Commerce pour la CPME de Saône-et-Loire, économiquement injuste, crée une distorsion de concurrence inadmissible. Elle suscite colère et amertume chez nos commerçants indépendants qui multiplient les efforts depuis des mois pour se conformer aux exigences sanitaires ».

« La CPME, insiste le Président Thierry BUATOIS, ne souhaite pas opposer les différentes formes de commerce et la logique du tous perdants sauf Amazon, n’est pas la nôtre. Par ailleurs, souligne-t-il, certains grands distributeurs se sont montrés solidaires du commerce de proximité. Nous ne voulons pas non plus prendre le moindre risque avec la santé des Français. Nous réclamons simplement la possibilité, en fonction du contexte sanitaire, de rouvrir les commerces et de permettre à tous les commerçants de travailler ».

« La logique du tous perdants n’est pas la nôtre, martèle Sébastien MIGNOT, fermer les rayons des produits non-essentiels de la grande distribution apporte une réponse uniquement « court termiste » à la question de l’équité. Ce n’est pas une sortie par le bas que nous réclamons, mais une sortie par le haut en permettant au plus grand nombre de travailler, quitte à renforcer les règles sanitaires en vigueur pour éviter davantage encore la propagation du virus, et protéger la santé des Français. 

Donner aux préfets le pouvoir d’autoriser localement l’ouverture des commerces de vente de détail si les conditions sanitaires le permettent, ainsi que l’a proposé le Sénat, serait une solution. Reste à voir si les députés sauront, eux aussi, faire preuve de bon sens ». 

« En attendant, plaide-t-il, il est urgent de faire cesser immédiatement la distorsion de concurrence d’origine gouvernementale entre les différentes formes de commerces. Et de se donner dès à présent les moyens de garantir aux commerçants faisant l’objet d’une fermeture administrative, la prise en charge totale de leur perte de chiffre d’affaires.

La fermeture des rayons non-essentiels dans les grandes surfaces, évoquée ce matin pourrait, à court terme, rétablir l’équité avec le commerce de proximité. Mais notre objectif prioritaire reste de permettre au plus grand nombre de continuer à travailler ».