Convention citoyenne pour le climat : les TPE-PME attendent des mesures réalistes leur permettant de contribuer à la transition écologique

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A l’approche de la conclusion de la convention citoyenne pour le climat, la CPME tient à rappeler la volonté des PME de voir adoptées des mesures réalistes leur permettant de contribuer à la transition écologique sans que soit menacé leur équilibre économique. 

« Ainsi, prévient Sébastien MIGNOT – Vice-président en charge du Commerce à la CPME de Saône et Loire, interdire l’accès des véhicules aux centres-villes serait désastreux pour le commerce de proximité. De même, poursuit le Président Thierry BUATOIS, la baisse du temps de travail sans perte de salaire dans un « objectif de sobriété et de réduction des gaz à effet de serre », aurait des conséquences économiques et sociales ravageuses ».

« Au contraire, fait remarquer Audrey MICHALCZYK, en charge du dossier RSE à la CPME 71, notre Confédération des PME est actrice et engagée depuis longtemps en faveur de la promotion de la RSE, et nous sommes convaincus que la transition écologique est un outil de développement pour nos TPE-PME, à condition que celles-ci bénéficient de mesures d’accompagnement privilégiant l’incitation plutôt que la sanction ou la taxation ».

« Contraindre à la rénovation énergétique des bâtiments serait, poursuit-elle, par exemple, une erreur, tandis que mettre en place un « PGE vert », ainsi que nous le proposons dans notre plan de soutien et d’investissement présenté la semaine dernière, serait un formidable accélérateur.

La transition écologique passe, à nos yeux, par le développement de l’ancrage économique territorial. Généraliser une « Stratégie du Bon Achat » (SBA) permettant de transformer l’acte d’achat public en un acte économique responsable valorisant les savoir-faire locaux au bénéfice d’un territoire, répondrait à cet objectif. De même, exprime Audrey MICHALCZYK, la valorisation énergétique des déchets, via un prix de rachat garanti des matières premières issues du recyclage, permettrait de réduire la dépendance énergétique de la France aux énergies fossiles ».

« Il est également possible, conclut-elle, de concilier réduction des émissions carbone et développement de nos entreprises, en mettant en place un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières européennes ».