Confinement ou pas, n’abandonnons pas les indépendants !

Reconfinement : la CPME s’inquiète et réclame de l’anticipation
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Toutes les entreprises ne survivront pas à la crise sanitaire. Les indépendants dont l’activité cesse, voient leur monde s’écrouler.

« Contrairement aux salariés, fait remarquer Thierry BUATOIS – président de la CPME de Saône-et-Loire-, la disparition de leur entreprise conduit bien souvent à leur mise en cause financière à titre personnel. Cette règle est connue et acceptée en temps normal. Elle devient profondément injuste lorsqu’ils n’ont commis aucune faute de gestion ni erreur d’appréciation et sont simplement victimes de décisions administratives justifiées par la situation financière ».

« Certains se retrouvent dans l’incapacité brutale de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires et n’ont d’autres solutions que de recourir au RSA. D’autres vont jusqu’à attenter à leurs jours. Les soutenir est un devoir, alerte Christelle LOTZ vice-présidente et référente APESA de la CPME 71.

Ce dispositif (APESA), initié et porté par les Tribunaux de Commerce est une cellule d’écoute et de soutien psychologique encore trop méconnu  par les chefs d’entreprise; c’est parce que force reste à la loi et la faiblesse à l’Homme qu’APESA a été créée ».

« Leur réclamer à titre personnel, poursuit le Président BUATOIS, des mois ou des années après la liquidation de leur entreprise, des reliquats de cotisations au titre des périodes antérieures, les plonge davantage encore dans la détresse. C’est pourquoi nous proposons donc de lier la dette vis-à-vis de la Sécurité sociale des travailleurs indépendants (SSTI) à l’existence-même de l’entreprise.

De même, il serait cohérent que les circonstances exceptionnelles liées à la Covid-19 puissent être considérées comme un cas de force majeure permettant au travailleur indépendant de voir, au moins temporairement, sa caution personnelle suspendue en cas de défaillance ».

« Par ailleurs, s’indigne-t-il, il est injuste de marquer au fer rouge les travailleurs indépendants privés de revenus et dans l’incapacité temporaire d’honorer le paiement d’échéances de crédit personnel, en empêchant tout rebond ultérieur. La CPME réclame donc également la suspension de l’inscription au Fichier des incidents de remboursement de crédits (FICP) des travailleurs indépendants n’ayant jamais connu d’incidents de paiement avant mars 2020 ».

Ce sont là quelques-unes des « 11 mesures urgentes pour les PME et leurs dirigeants indépendants les plus en difficulté » proposées par la CPME pour qu’on n’oublie pas la personne qui se cache derrière le chef d’entreprise.